Ce photoblog présente quotidiennement

un premier choix non définitif d'images pour les séries en cours.

Il vient en complément du site www.yannickvallet.com qui, lui,

présente un panorama complet de mon travail.


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2 avril 2014

An English Car in Europe (4)

C'est devenu presque une tradition : tous les ans, au début du printemps, la Cute Car fait à nouveau parler d'elle !
Souvenez-vous, tout a commencé en juin 2010 …

A cute car in Notting Hill, Londres
photo © Yannick Vallet

A l'époque, j'avais donné à Olivier Hodasava (pour notre première rencontre : ICI), la photo d'une voiture prise à Londres dans le quartier de Notting Hill. Alors que je l'avais baptisée Cute Car, Olivier l'avait retrouvée sur StreetView (ICI), à peu près dans le même quartier. Et puis nous l'avions oubliée …
Sauf que deux ans plus tard, et grâce à la vigilance de Ianna Andreadis, la Cute Car refaisait son apparition dans Londres (ICI). En trois ans, de juin 2010 à avril 2013, cette Nissan Figaro a été vue pas moins de sept fois, par différentes personnes qui, prisent au jeu, nous ont communiqué les photos !
Sur un total de 7 Cute Car, 4 ont des immatriculations différentes et 2 n'ont pu être identifiées (dont l'originale, prise à Nothing Hill).

La première Cute Car d'Olivier Hodasava à Londres (Street View)

Or ces jours-ci, surprise !
François Gustin, un des membres du groupe belge Girls In Hawaii, me contacte pour me dire qu'il a retrouvé la Cute Car et qu'il l'a photographiée à Schaerbeek, une commune de la région de Bruxelles. Immatriculation : H658 EJR.

La Cute Car est en Belgique, Schaerbeek, 2014
Photo © François Gustin

Incroyable ! Et si celle-là était l'originale ? Car comment savoir ? La Belgique n'est pas très loin de l'Angleterre et le propriétaire peut très bien avoir l'habitude de faire de petites virées dans la capitale britannique … Et si elle était également celle découverte dans Kentish Town Road ? Et si ces trois Cute Car ne faisait qu'une ? Malheureusement, pour l'instant, impossible d'en avoir la certitude. Alors un jour, peut-être ...

Mais ce que je trouve encore plus incroyable, c'est que 4 ans après le début de cette histoire, des gens se souviennent encore de cette voiture. Piqués au jeu, ils perpétuent une sorte de rituel, presqu'une tradition. Celle de nous avertir lorsqu'ils retrouvent la Cute Car, et de nous en transmettre une image ! Et ça, c'est tout simplement génial.
Génial et touchant !


Alors un grand merci à tous ... et restons vigilants !




Récapitulatif chronologique des différentes immatriculations :

11 juin 2010 :
• La rencontre # 1 (côté Deux ou trois choses) - Pas d'immatriculation
• La rencontre # 1 (côté Dreamlands) - H 832 NRD

15 mars 2012 :
• La photo de Ianna Andreadis - H 633 PEF

16 mars 2012 :
• La Cute Car en banlieue parisienne - J722 MJK
• The Cute car à Londres sur Yell Map par Olivier Hodasava - J616 HGK

3 mars 2013 :
•La Cute Car à Boulogne-Billancourt par Pierre Ménard - J722 MJK

12 avril 2013 :
• La photo de Florence Can et celles d'Olivier Hodasava sur Dreamlands à Londres - Pas d'immatriculation

2 avril 2014 :
• La Cute Car en Belgique par François Gustin - H658 EJR

***

Les élements :
- 8 lieux différents
- 5 rues londoniennes
- 2 quartiers de Londres
- 2 villes de la banlieue parisienne
- 1 ville de la banlieue bruxelloise
- 5 immatriculations identifiées
- 2 voitures sans immatriculation visible
- 3 pays européens

27 mars 2014

Fleurs de printemps #2

Aujourd'hui, suite et fin (la première partie est ICI) de mes coups de coeurs du printemps avec 2 expos, 1 livre et 1 film …

• Máze

Quatre ans ! Quatre longues années à attendre de voir les images de Céline Clanet en vrai ! Depuis mars 2010 exactement, date à laquelle j'en ai parlé pour la première fois (ICI).

Photo © ©éline Clanet

Ma patience est enfin récompensée car "Máze" est désormais visible à Paris, à l'Institut Suédois. "Máze" c'est le long travail d'une photographe française en laponie norvégienne, au-delà du Cercle Arctique : « J'ai photographié les gens, les maisons, les rennes et un territoire qui ne devraient plus être là aujourd'hui, noyés sous les eaux d'un barrage hydro-électrique plannifié par le gouvernement norvégien au début des années 70, et qui fut heureusement abandonné, sous la pression et la résistance Sámi. Mais j'ai aussi photographié une réalité qui va sans doute se transformer de manière radicale dans le siècle à venir, à cause des ravages du réchauffement climatique et de l'acculturation. »

Photo © ©éline Clanet

Ce sont donc de beaux et grands formats qui sont à découvrir dans la montée du grand escalier et un peu dans le café de l'institut. Et même si cette magnifique série aurait pu être présentée dans de meilleurs conditions (terribles problèmes de reflets, peu de recul pour de si grands formats !), on est heureux de pouvoir enfin admirer les images d'une photographe aussi talentueuse.

Photo © ©éline Clanet

Petit bonus ! Après l'expo, s'il fait beau, n'hésitez pas à vous caler tranquilement dans la petite cour pavé du Café suédois pour goûter une petite brioche à la cannelle tout en feuilletant le livre de la série :

MÁZE de Céline Clanet (2010)
(Editeur : Photolucida)


• City one + Entre-deux

Vincent Fillon est un photogaphe spécialisé dans l'architecture. Parallèlement à ses travaux de commande, il réalise des séries plus personnelles autour du patrimoine et de l'urbain. Ce sont deux de ces séries qui sont actuellement visibles à la gallerie See Studio.

Photo © Vincent Fillon

La première, "Entre-deux", est un étonnant travail numérique sur la superposition d'images où le regardeur semble perdre ses repères.

Photo © Vincent Fillon

Extrait du dossier de presse : "Le résultat est une étrange représentation de l’espace, une déconstruction du réel. L’œil cherche à reconstruire les deux images originelles, en vain… il se perd, se raccroche à un détail, indice d’une réalité, et se perd à nouveau. L’observateur accepte finalement l’impossibilité de distinguer les deux images, les deux espaces, il s’abandonne à l’observation de l’espace recomposé."

Photo © Vincent Fillon

Et c'est exactement ça. Le jeu est étonnant, l'œil parcourant ainsi toute la photo dans une tentative (vaine) de recréer la seule et unique véritable réalité de deux photos imbriquées. Déconcertant !

Photo © Vincent Fillon

La deuxième série, "City One", est une plongée vertigineuse dans un quartier de Hong-Kong où s'élèvent une cinquantaine de tours quasi-identiques.

Photo © Vincent Fillon

Alors bien sûr, ce genre de travail n'est pas nouveau (on pense immanquablement aux célèbres images de Michael Wolf, ICI) mais là où l'allemand a systématiquement supprimer l'horizon, Vincent Fillon, lui, a choisi de montrer cet environnement, cet habitat, dans son ensemble.

Photo © Vincent Fillon

La vie y est donc bien présente mais comme écrasée par l'élan vertigineux de ces tours de béton.

Photo © Vincent Fillon


• Ida

Voilà un film que l'on peut qualifier de purement photographique car "Ida", du polonais Pawel Pawlikowski, est presque exclusivement constitué de plan fixes.


Des plans fixes d'une rare beauté, dans des cadrages élaborés et des poses proches de la peinture flamande.


On pense aussi à des photographes comme Désirée Dolron. Mais également aux premiers films de Roman Polanski et tout particulièrement à "Répulsion" pour les similitudes psychologiques des personnages féminins et pour la beauté du noir et blanc.


Alors c'est vrai que "Ida" est un film terriblement lent. Certainement, pour beaucoup de spectateurs, aux limites du tolérable, mais il est à l'image du cheminement intellectuel de cette jeune none, c'est à dire dans la maturation lente et progessive des idées.


"Ida" est, à notre époque, un film hors normes et c'est pour cela qu'il faut aller le voir. Pour réaprendre la lenteur. Pour apprécier la parcimonie des mots. Pour se persuader qu'un autre rythme existe et qu'il est aussi une part essentielle de l'humanité …




• Eclats d'amérique

Et enfin, pour clore ce petit tour d'horizon de mes coups de cœur du moment, un conseil : précipitez-vous sur "Eclats d'Amérique" d'Olivier Hodasava, paru aux Editions Inculte.


Si vous êtes un(e) fidèle de "Deux ou trois choses", vous connaissez forcément "Dreamlands" le blog d'Olivier Hodasava et ses voyages virtuels via StreetView1.


Eh bien son livre, "Eclats d'Amérique" donc, est le prolongement naturel de son blog et de ses écrits. Vous y retrouverez le narrateur et toutes ses rencontres au fil des cinquantes états d'Amérique. Ethel, Anne-Lou, Kelly, Sheryl (Ah Sheryl !!!), Abby, Harry, Gerome, Jeffrey et plein d'autres vous feront découvrir leurs USA, au travers d'un road trip virtuel proprement jouissif !




CÉLINE CLANET, MAZE
Institut Suédois - 11, rue Payenne - 75003 Paris
Du 12 février au 20 avril 2014
Du mardi au dimanche de 12h00 à 18h00
Métro : Saint-Paul

VINCENT FILLON, CITY ONE + ENTRE-DEUX
See Studio - 7 rue Saint-Claude - 75003 Paris
Du 13 mars au 10 mai 2014
Du mardi au samedi de 14h00 à 19h00
Métro : Saint-Sébastien-Froissart

IDA de Pawel Pawlikowski avec Agata Trzebuchowska
Sorti le 12 février 2014
Durée : 1h19

ECLATS D'AMÉRIQUE d'Olivier Hodasava
Editions Inculte
Parution le 26 mars 2014

1. Nous avons réalisé ensemble, depuis 2010, 8 épisodes de "La Rencontre", un petit jeu entre réalité et virtuel. A découvrir ICI.

6 juillet 2013

La rencontre, chap. 8 (#2)

Hier, dans le cadre de l'opération Vases communicants, vous avez pu découvrir la première partie de ma déambulation pragoise sur Dreamlands, le blog d'Olivier Hodasava.
Eh bien aujourd'hui, vous pourrez suivre la deuxième partie, toujours sur Dreamlands.

Sokolovská, Prague, 2013 - Photo © Yannick Vallet

Quant à La Rencontre d'Olivier Hodasava pour ce huitième chapitre, elle est ICI.

5 juillet 2013

Les Vases communicants - Olivier Hodasava

La rencontre, chap. 8


Aujourd'hui, est un jour exceptionnel pour Deux ou trois choses …
Tout d'abord, parce que dans le cadre de l'opération Vases Communicants, je reçois ici le créateur du très fameux Dreamlands, Olivier Hodasava.

Mais au fait, les Vases communicants c'est quoi ? :
"Le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d’un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement… Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre."

Donc aujourd'hui, Olivier écrit ici, sur Deux ou trois choses ... et moi, sur Dreamlands.

Et deuxième chose importante, nous avons voulu que cet échange se fasse autour d'une nouvelle Rencontre. Pour ceux qui s'en souviennent, la dernière (la 7ème exactement) a eu lieu en avril 2011.
Le principe de ce petit jeu est simple : se retrouver en images et texte autour d'un lieu ou d'un territoire et en donner chacun notre vision.

Cette 8ème rencontre se passe donc cette fois-ci hors de nos frontières, à mille kilomètres de chez nous, dans une capitale d'Europe centrale ...

Voici donc, ci-dessous, la touchante découverte d'Olivier Hodasava.

***


Elle dit ...




Elle dit : Je sais, il y en a, à Prague, qui cherchent les traces du communisme. Mais le communisme, pour ma famille, n’a été qu’une parenthèse. Moi, je cherche les traces d’un passé plus lointain – quand Prague était encore un joyau d’empire…




Elle dit : En fait, il y avait, chez mes parents, toute une collection de cartes et de photographies anciennes. Des vues de la ville. C’est mon père qui les avait amassées. Au fil du temps…… Il les trouvait chez des libraires, des bouquinistes…… On habitait alors Kosice, à l’est de ce qui était encore la Tchécoslovaquie.





Elle dit : Je me suis longtemps demandé pourquoi il collectionnait les cartes de Prague. Il n’y était allé qu’une fois dans sa jeunesse. Et une autre quand le vent avait tourné. Il aimait bien Václav Havel. Il avait voulu voir, disait-il…… Mais c’était à peu près tout.





Elle dit : Et puis, peu avant sa mort, il m’a parlé de sa mère à lui…… On pensait qu’il ne savait rien d’elle, qu’il ne l’avait jamais connue. Mais ce n’était pas tout à fait vrai…… Il savait comment elle s’appelait. Il savait qu’elle avait vécu à Prague. Il connaissait même son adresse entre la fin du XIXe et 1947, date de sa mort…… Il ne savait cependant pas où elle avait été enterrée.





Elle dit : En fait, je crois qu’il cherchait des traces de cette femme…… Il devait rêver devant ces cartes postales, ces photos, se dire qu’elle était peut-être là, elle, cachée au coeur des images : une silhouette parmi des silhouettes…… Il devait essayer de concevoir quelle avait été sa vie, son cadre…… Ces cartes étaient, pour lui, une façon d’être un fils.





Elle dit : Les cartes, je les ai retrouvées quand on a vidé l’appartement. Elles étaient soigneusement rangées, couvertes de papier de soie, dans une boîte de métal. Dans le tiroir de sa table de nuit…… C’est une des rares choses que j’ai emportée. Depuis, de temps en temps, je vais dans Street View. Généralement, les adresses figurent sur les cartes, c’est un jeu d’enfant de se téléporter…… Les lieux ont changé, incroyablement. Il ne reste guère de traces des passés révolus des images. J’en suis attristée. Oui, attristée. Je pense à mon père. Et à celle qui a été, par la force des choses, ma grand-mère. Je suis émue.

Olivier Hodasava

***


Pour découvrir ma version de cette nouvelle Rencontre, rendez-vous sur Dreamlands où Olivier Hodasava m'accueille … durant trois jours. Un grand merci à lui !

Pour ceux que ça intéresse, Les Vases communicants ont lieu tous les premiers vendredis de chaque mois. La liste complète, établie par Brigitte Célérier, est disponible ICI.
Vous pouvez également retrouver l'intégrale de La Rencontre et tous les épisodes que vous avez manqués, ICI.

Exceptionnellement, ma déambulation pragoise se prolonge donc encore deux jours : rendez-vous dès demain, sur Dreamlands, pour la suite de cette rencontre ...

17 avril 2013

An english car in Europe (3)

Cinq ans, pratiquement jour pour jour, après avoir photographié The Cute Car (l'image date du 19 avril 2008) et 3 ans après en avoir fait la toute première image de La rencontre entre Deux ou trois choses et Dreamlands - le blog d'Olivier Hodasava - voici que l'histoire de cette voiture hors du commun connaît de nouveaux rebondissements !

A Cute Car in Notting Hill, Londres, 2008
Photo © Yannick Vallet

En effet, le mois dernier Pierre Ménard est tombé nez à nez avec celle-ci. Enfin, pas tout à fait celle-ci. Je veux dire, pas la londonienne, mais plutôt celle que j'avais photographiée en 2011, non loin de chez moi, en banlieue parisienne.
La même exactement ? Oui, car elles portent toutes les deux, l'immatriculation J722 MJK.
Vous pouvez la retrouver sur son blog, Liminaire.

Photo © Pierre Ménard

Et comme si cela ne suffisait pas, voilà qu'encore plus récemment, Olivier Hodasava a reçu une nouvelle photo Street View de cette fameuse Nissan Figaro prise également à … Londres, Kentish Town Road, par Florence Can (ici).
Malheureusement cette fois-ci, l'immatriculation n'est pas visible. Olivier l'a scrutée sous tous les angles possibles, mais sans résultat. Seul petit indice : on y voit un homme en sortir ...
Mais est-ce bien l'originale, la toute première ? Le mystère s'épaissit …


La Cute Car, Kentish Town Road par Florence Can (Street View)

Et puis finalement, qui est cet homme ? Est-ce lui aussi le propriétaire de la Figaro photographiée à Notting Hill en 2008 ? Serait-il également le propriétaire de celle photographiée par Ianna Andreadis en 2012 ?
En l'état actuel des choses, impossible d'apporter une réponse ... mais ce n'est pas impossible. Car, en effet, les cinq londoniennes ont toutes été découvertes dans des quartiers très proches, en gros dans le nord ouest de Londres, entre Hyde Park et Camden.

La cute car en 2012 à Londres - Photo © Ianna Andreadis

Pour tous ceux qui seraient un peu perdus, voici un récapitulatif des différents posts relatant cette histoire de manière chronologique, avec les immatriculations :

11 juin 2010 :
• La rencontre # 1 (côté Deux ou trois choses) - Pas d'immatriculation
• La rencontre # 1 (côté Dreamlands) - H 832 NRD

15 mars 2012 :
• La photo de Ianna Andreadis - H 633 PEF

16 mars 2012 :
• La Cute Car en banlieue parisienne - J722 MJK
• The Cute car à Londres sur Yell Map par Olivier Hodasava - J616 HGK

3 mars 2013 :
•La Cute Car à Boulogne-Billancourt par Pierre Ménard - J722 MJK

12 avril 2013 :
• La photo de Florence Can et celles d'Olivier Hodasava sur Dreamlands à Londres - Pas d'immatriculation

La première Cute Car d'Olivier Hodasava à Londres (Street View)

Et au fait, pourquoi la Cute car réapparait-elle toujours au printemps ?

•••

Eléments récapitulatifs :
- 7 lieux différents
- 5 rues londoniennes
- 2 quartiers de Londres
- 2 villes de la banlieue parisienne
- 4 immatriculations identifiées
- 2 voitures sans immatriculation visible
- 2 pays européens

17 mars 2012

An English Car in Europe (2)

Décidément, l'histoire de la Cute car découverte lors de La Rencontre #1 entre Deux ou trois choses et Dreamlands n'en finit pas de rebondir ! Hier, outre mon post sur cette voiture croisée en France, un nouvel élément a fait son apparition sur le blog d'Olivier Hodasava !

Alors, avant de vous donner quelques précisions sur cette voiture voici, pour ceux qui sont perdus et qui voudraient y voir un peu plus clair, la liste des posts à lire dans l'ordre :
- 11 juin 2010 : Rencontre # 1 (sur Deux ou trois choses)
- 11 juin 2010 : Rencontre # 1 (sur Dreamlands)
- 15 mars 2012 : La photo de Ianna
- 16 mars 2012 : An English Car in Europe
- 16 mars 2012 : Vertigineux

En tout, quatre images de la Cute Car (dont aucune n'a la même immatriculation !) et celle que je serais tenté d'identifier comme l'originale et dont on ne connaît pas le numéro ... Effectivement, comme dirait Olivier, tout cela est "vertigineux" !


Quand à cette incroyable voiture, et pour ceux qui se demanderaient d'où elle sort, sachez qu'il s'agit d'une Nissan Figaro fabriquée en ... 1991 ... et non pas dans les années 60 comme on aurait pu le penser1. Ce sont uniquement 20.000 exemplaires qui sont sortis des usines nippones et en quatre couleurs seulement - Topaz Mist (beige rosé), Emerald Green (vert émeraude), Pale Aqua (bleu pâle) et Lapis Grey (gris bleuté). Chaque teinte correspondant à une saison.
Ce modèle, destiné a priori au seul marché japonais, s'étant très mal vendu, on n'en trouve essentiellement qu'au Royaume Uni et en Irlande2.


Catalogue Nissan Figaro (1991)

L'histoire des voitures hors normes étant souvent jalonnée des frasques de certaines célébrités3, il se trouve qu'une de ces Nissan Figaro appartenait justement à la chanteuse anglaise Amy Winehouse, décédée l'année dernière à l'âge de 27 ans.

AMY WINEHOUSE - You Know I'm No Good (2006)

Et si une de ces Cute cars que nous avons photographiées était celle-là ... celle d'Amy Winehouse ...



1 Merci d'ailleurs à Claude pour ses précieux renseignements.
2 Il semblerait que la conduite avec le volant à droite (au Japon, on roule à gauche comme en Angleterre) ait séduit les britanniques.
3 Comme la Porshe 911 de Steve McQueen, la Rolls Phantom de John Lennon, la Porsche 356 Cabriolet de Janis Joplin, la Porshe 550 Spyder de James Dean ou la Ford Mustang de Jim Morrison ...

9 avril 2011

La rencontre, chap.7 (suite)

Et de nouveau sur Dreamlands des photos à découvrir autour de la dernière rencontre.


Hier c'était là et aujourd'hui c'est ici.

8 avril 2011

La rencontre, chap.7 (suite)

Si vous avez aimé la rencontre d'hier, vous devriez repasser par Dreamlands pour découvrir le post du jour d'Olivier Hodasava. Une surprise vous y attend ... troublant ...

7 avril 2011

La rencontre, chap. 7

Entre Seine et terre.

Voici donc le nouveau lieu de cette 7ème rencontre.


La photo que j'ai fait parvenir à Olivier était accompagnée du texte suivant :
Comme tu le sais, il y a quelques années j'ai tourné un court métrage sur le Port de Rouen. Cette photo est d'ailleurs tirée du plan d'ouverture du film.
Je ne suis jamais retourné sur les lieux de ce tournage cauchemardesque, mais de très nombreuses images me reviennent souvent en mémoire.
Des images glanées le long d'une route que j'ai empruntée de nombreuses fois en voiture, de jour comme de nuit, une route qui longe la Seine sur sa rive gauche, de Rouen au petit port de La Bouille.
Cette route, jalonnée sur près de dix kilomètres d'industries, de dépôts, d'entrepôts, de raffineries pétrochimiques et de friches industrielles suit, côte à côte, le même chemin qu'une voie ferrée sur laquelle roulent essentiellement des trains de marchandises.
C'est donc cette route - et ses alentours - que je te propose d'explorer. Elle se nomme d'abord (du Petit-Quevilly jusqu'à Petit Couronne) Boulevard de Stalingrad puis elle prend le nom de Boulevard Maritime jusqu'à la zone portuaire de Petit Couronne.
Nulle doute que tu vas y trouver (une partie de) ce que tu cherches ...
Je te joins également un plan sur lequel j'ai indiqué en rouge le trajet que je me suis décidé à ré-emprunté, une ultime fois.


C'est donc pour tourner (définitivement ?) une page de mon histoire que je me dirige quelques jours plus tard vers Rouen. Après une heure et demie de trajet, me voilà projeté au coeur du problème, dans un environnement ingrat et déshumanisé, mais néanmoins fascinant ...


Ici, nuls promeneurs ni badauds, uniquement des ouvriers et des camions. Beaucoup de camions.
Et un bruit incessant, entêtant. Celui des usines, des raffineries et de toutes ces industries qui bordent cette route interminable.


Un monde étrange fait de poussière, d'odeurs de goudron et de bruits métalliques.


Un monde étrange qui semble posséder ses propres règles.


Un monde étrange où règne en maître le vieux métal rouillé et le béton craquelé.


Et au milieu de ce paysage inhospitalier, un petit havre de paix : les jardins familiaux de Petit-Couronne coincés entre une raffinerie, une usine d'emballage et les voies SNCF !


Et puis toujours ces cheminées, ces fumées et ce bruit omniprésent qui envahit l'air ambiant.


Finalement, je ne sais pas très bien ce que je suis venu chercher ici, mais une chose est sûre, j'ai eu ma dose de friches industrielles et autres complexes pétrochimiques !


Et tandis que je rentre sur Paris, une image resurgit du tréfonds de ma mémoire, celle d'une raffinerie pleine de couleur et de lumières, celle d'une usine magnifiquement éclairée, lors d'une nuit glaciale, le long d'une route ... entre Rouen et La Bouille ...


Mais pour que le voyage soit complet, il me faut maintenant me rendre sur Dreamlands – et je ne saurais que trop vous conseiller de faire de même – pour découvrir ce qu'Olivier a ramené pour ce 7ème chapitre de notre rencontre.

Pour les règles de ce petit jeu et pour voir toutes les autres rencontres c'est ici.