17 avril 2014

En Picardie

La cour, Labosse, Oise, 2014
Série Un jour, en France  - Photo © Yannick Vallet

16 avril 2014

Les Disparus à Marseille

Comme je vous l'indiquais le mois dernier, trois des Disparus seront visibles dès samedi prochain, à la galerie Vol de Nuits de Marseille.


L'exposition collective, organisée dans le cadre de la manifestation nationale Expolaroid, regroupera les polaroids de huit photographes. Je vous y attends samedi pour le vernissage, à partir de 19h00.



Exposition collective avec Driss Aroussi, Simon Duclut Rasse, Bruno Debon, Karine Maussière, Virginie Plauchut, Yannick Vallet, Yannick Vigouroux, Annabel Werbrouck
Galerie Vol de Nuits - 6, rue Sainte-Marie - 13005 Marseille
Du 19 au 30 avril 2014
Du mardi au samedi de 15h00 à 19h00

15 avril 2014

A l'origine

Sans titre, 2014 - Série À l'origine
Photo © Yannick Vallet

14 avril 2014

En Cévennes

Chez Dédé, Le Vigan, Gard, 2013
Série Un jour, en France - Photo © Yannick Vallet

12 avril 2014

En Cévennes

Réservoir, Gorges de l'Hérault, 2013
Série Un jour, en France - Photo © Yannick Vallet

11 avril 2014

En Picardie

Le Hangar (diptyque), Labosse, Oise, 2014
Série Un jour, en France  - Photo © Yannick Vallet

10 avril 2014

En Ile de France

Grum & Zap !, Bois de Verrières, Essonne, 2014
Série Un jour, en France - Photo © Yannick Vallet

9 avril 2014

En Picardie

Poteau électrique, Labosse, Oise, 2013
Série Un jour, en France  - Photo © Yannick Vallet

8 avril 2014

En Cévennes

Station service, Sumène, Gard, 2013
Série Un jour, en France - Photo © Yannick Vallet

7 avril 2014

En Cévennes

Aubette, Col de la Barrière, Gard, 2013
Série Un jour, en France - Photo © Yannick Vallet

5 avril 2014

En Picardie

Saviem, Le Vauroux, Oise, 2013
Série Un jour, en France  - Photo © Yannick Vallet

4 avril 2014

En Picardie

Les ballons, Labosse, Oise, 2013
Série Un jour, en France  - Photo © Yannick Vallet

3 avril 2014

En Picardie

Bosquets (diptyque), Labosse, Oise, 2013
Série Un jour, en France  - Photo © Yannick Vallet

2 avril 2014

An English Car in Europe (4)

C'est devenu presque une tradition : tous les ans, au début du printemps, la Cute Car fait à nouveau parler d'elle !
Souvenez-vous, tout a commencé en juin 2010 …

A cute car in Notting Hill, Londres
photo © Yannick Vallet

A l'époque, j'avais donné à Olivier Hodasava (pour notre première rencontre : ICI), la photo d'une voiture prise à Londres dans le quartier de Notting Hill. Alors que je l'avais baptisée Cute Car, Olivier l'avait retrouvée sur StreetView (ICI), à peu près dans le même quartier. Et puis nous l'avions oubliée …
Sauf que deux ans plus tard, et grâce à la vigilance de Ianna Andreadis, la Cute Car refaisait son apparition dans Londres (ICI). En trois ans, de juin 2010 à avril 2013, cette Nissan Figaro a été vue pas moins de sept fois, par différentes personnes qui, prisent au jeu, nous ont communiqué les photos !
Sur un total de 7 Cute Car, 4 ont des immatriculations différentes et 2 n'ont pu être identifiées (dont l'originale, prise à Nothing Hill).

La première Cute Car d'Olivier Hodasava à Londres (Street View)

Or ces jours-ci, surprise !
François Gustin, un des membres du groupe belge Girls In Hawaii, me contacte pour me dire qu'il a retrouvé la Cute Car et qu'il l'a photographiée à Schaerbeek, une commune de la région de Bruxelles. Immatriculation : H658 EJR.

La Cute Car est en Belgique, Schaerbeek, 2014
Photo © François Gustin

Incroyable ! Et si celle-là était l'originale ? Car comment savoir ? La Belgique n'est pas très loin de l'Angleterre et le propriétaire peut très bien avoir l'habitude de faire de petites virées dans la capitale britannique … Et si elle était également celle découverte dans Kentish Town Road ? Et si ces trois Cute Car ne faisait qu'une ? Malheureusement, pour l'instant, impossible d'en avoir la certitude. Alors un jour, peut-être ...

Mais ce que je trouve encore plus incroyable, c'est que 4 ans après le début de cette histoire, des gens se souviennent encore de cette voiture. Piqués au jeu, ils perpétuent une sorte de rituel, presqu'une tradition. Celle de nous avertir lorsqu'ils retrouvent la Cute Car, et de nous en transmettre une image ! Et ça, c'est tout simplement génial.
Génial et touchant !


Alors un grand merci à tous ... et restons vigilants !




Récapitulatif chronologique des différentes immatriculations :

11 juin 2010 :
• La rencontre # 1 (côté Deux ou trois choses) - Pas d'immatriculation
• La rencontre # 1 (côté Dreamlands) - H 832 NRD

15 mars 2012 :
• La photo de Ianna Andreadis - H 633 PEF

16 mars 2012 :
• La Cute Car en banlieue parisienne - J722 MJK
• The Cute car à Londres sur Yell Map par Olivier Hodasava - J616 HGK

3 mars 2013 :
La Cute Car à Boulogne-Billancourt par Pierre Ménard - J722 MJK

12 avril 2013 :
• La photo de Florence Can et celles d'Olivier Hodasava sur Dreamlands à Londres - Pas d'immatriculation

2 avril 2014 :
• La Cute Car en Belgique par François Gustin - H658 EJR

***

Les élements :
- 8 lieux différents
- 5 rues londoniennes
- 2 quartiers de Londres
- 2 villes de la banlieue parisienne
- 1 ville de la banlieue bruxelloise
- 5 immatriculations identifiées
- 2 voitures sans immatriculation visible
- 3 pays européens

1 avril 2014

A l'origine

Sans titre (diptyque), 2013 - Série À l'origine
Photo © Yannick Vallet

31 mars 2014

En Ile de France

Le Banc de la Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris, 2014
Série Un jour, en France  - Photo © Yannick Vallet

29 mars 2014

En Picardie

Des champs et des bois, Labosse, Oise, 2013
Série Un jour, en France  - Photo © Yannick Vallet

28 mars 2014

En Picardie

Entre les deux, il y a un pommier, Labosse, Oise, 2013
Série Un jour, en France  - Photo © Yannick Vallet

27 mars 2014

Fleurs de printemps #2

Aujourd'hui, suite et fin (la première partie est ICI) de mes coups de coeurs du printemps avec 2 expos, 1 livre et 1 film …

• Máze

Quatre ans ! Quatre longues années à attendre de voir les images de Céline Clanet en vrai ! Depuis mars 2010 exactement, date à laquelle j'en ai parlé pour la première fois (ICI).

Photo © ©éline Clanet

Ma patience est enfin récompensée car "Máze" est désormais visible à Paris, à l'Institut Suédois. "Máze" c'est le long travail d'une photographe française en laponie norvégienne, au-delà du Cercle Arctique : « J'ai photographié les gens, les maisons, les rennes et un territoire qui ne devraient plus être là aujourd'hui, noyés sous les eaux d'un barrage hydro-électrique plannifié par le gouvernement norvégien au début des années 70, et qui fut heureusement abandonné, sous la pression et la résistance Sámi. Mais j'ai aussi photographié une réalité qui va sans doute se transformer de manière radicale dans le siècle à venir, à cause des ravages du réchauffement climatique et de l'acculturation. »

Photo © ©éline Clanet

Ce sont donc de beaux et grands formats qui sont à découvrir dans la montée du grand escalier et un peu dans le café de l'institut. Et même si cette magnifique série aurait pu être présentée dans de meilleurs conditions (terribles problèmes de reflets, peu de recul pour de si grands formats !), on est heureux de pouvoir enfin admirer les images d'une photographe aussi talentueuse.

Photo © ©éline Clanet

Petit bonus ! Après l'expo, s'il fait beau, n'hésitez pas à vous caler tranquilement dans la petite cour pavé du Café suédois pour goûter une petite brioche à la cannelle tout en feuilletant le livre de la série :

MÁZE de Céline Clanet (2010)
(Editeur : Photolucida)


• City one + Entre-deux

Vincent Fillon est un photogaphe spécialisé dans l'architecture. Parallèlement à ses travaux de commande, il réalise des séries plus personnelles autour du patrimoine et de l'urbain. Ce sont deux de ces séries qui sont actuellement visibles à la gallerie See Studio.

Photo © Vincent Fillon

La première, "Entre-deux", est un étonnant travail numérique sur la superposition d'images où le regardeur semble perdre ses repères.

Photo © Vincent Fillon

Extrait du dossier de presse : "Le résultat est une étrange représentation de l’espace, une déconstruction du réel. L’œil cherche à reconstruire les deux images originelles, en vain… il se perd, se raccroche à un détail, indice d’une réalité, et se perd à nouveau. L’observateur accepte finalement l’impossibilité de distinguer les deux images, les deux espaces, il s’abandonne à l’observation de l’espace recomposé."

Photo © Vincent Fillon

Et c'est exactement ça. Le jeu est étonnant, l'œil parcourant ainsi toute la photo dans une tentative (vaine) de recréer la seule et unique véritable réalité de deux photos imbriquées. Déconcertant !

Photo © Vincent Fillon

La deuxième série, "City One", est une plongée vertigineuse dans un quartier de Hong-Kong où s'élèvent une cinquantaine de tours quasi-identiques.

Photo © Vincent Fillon

Alors bien sûr, ce genre de travail n'est pas nouveau (on pense immanquablement aux célèbres images de Michael Wolf, ICI) mais là où l'allemand a systématiquement supprimer l'horizon, Vincent Fillon, lui, a choisi de montrer cet environnement, cet habitat, dans son ensemble.

Photo © Vincent Fillon

La vie y est donc bien présente mais comme écrasée par l'élan vertigineux de ces tours de béton.

Photo © Vincent Fillon


• Ida

Voilà un film que l'on peut qualifier de purement photographique car "Ida", du polonais Pawel Pawlikowski, est presque exclusivement constitué de plan fixes.


Des plans fixes d'une rare beauté, dans des cadrages élaborés et des poses proches de la peinture flamande.


On pense aussi à des photographes comme Désirée Dolron. Mais également aux premiers films de Roman Polanski et tout particulièrement à "Répulsion" pour les similitudes psychologiques des personnages féminins et pour la beauté du noir et blanc.


Alors c'est vrai que "Ida" est un film terriblement lent. Certainement, pour beaucoup de spectateurs, aux limites du tolérable, mais il est à l'image du cheminement intellectuel de cette jeune none, c'est à dire dans la maturation lente et progessive des idées.


"Ida" est, à notre époque, un film hors normes et c'est pour cela qu'il faut aller le voir. Pour réaprendre la lenteur. Pour apprécier la parcimonie des mots. Pour se persuader qu'un autre rythme existe et qu'il est aussi une part essentielle de l'humanité …




• Eclats d'amérique

Et enfin, pour clore ce petit tour d'horizon de mes coups de cœur du moment, un conseil : précipitez-vous sur "Eclats d'Amérique" d'Olivier Hodasava, paru aux Editions Inculte.


Si vous êtes un(e) fidèle de "Deux ou trois choses", vous connaissez forcément "Dreamlands" le blog d'Olivier Hodasava et ses voyages virtuels via StreetView1.


Eh bien son livre, "Eclats d'Amérique" donc, est le prolongement naturel de son blog et de ses écrits. Vous y retrouverez le narrateur et toutes ses rencontres au fil des cinquantes états d'Amérique. Ethel, Anne-Lou, Kelly, Sheryl (Ah Sheryl !!!), Abby, Harry, Gerome, Jeffrey et plein d'autres vous feront découvrir leurs USA, au travers d'un road trip virtuel proprement jouissif !




CÉLINE CLANET, MAZE
Institut Suédois - 11, rue Payenne - 75003 Paris
Du 12 février au 20 avril 2014
Du mardi au dimanche de 12h00 à 18h00
Métro : Saint-Paul

VINCENT FILLON, CITY ONE + ENTRE-DEUX
See Studio - 7 rue Saint-Claude - 75003 Paris
Du 13 mars au 10 mai 2014
Du mardi au samedi de 14h00 à 19h00
Métro : Saint-Sébastien-Froissart

IDA de Pawel Pawlikowski avec Agata Trzebuchowska
Sorti le 12 février 2014
Durée : 1h19

ECLATS D'AMÉRIQUE d'Olivier Hodasava
Editions Inculte
Parution le 26 mars 2014

1. Nous avons réalisé ensemble, depuis 2010, 8 épisodes de "La Rencontre", un petit jeu entre réalité et virtuel. A découvrir ICI.

26 mars 2014

Fleurs de printemps #1

19 photographes, 6 expos, 1 livre et 1 film, petit tour d'horizon de mes coups de cœurs du printemps.
Aujourd'hui, première partie avec quatre expositions.

Photo © Robert Adams

• Espace(s)

La toute nouvelle exposition de La(b) Galerie Artyfact arrive à un moment important dans l'évolution du lieu. En effet, dans quelques jours Gaëlle Abravanel, Carine Burkel et Vanessa Fumey vont fêter leur première année d'existence.

Photo © Oliver Roma

Pour les accompagner se sont cette fois-ci pas moins de 14 artistes qui nous présentent ici leur travail. L'accrochage épuré, simple, permet de mettre en valeur de très beaux et grands tirages, comme ceux de Julien Dumas dont les images, extraites de sa série "Lost in …", empruntent sans détour au cinéma américain. Une narration filmique où la dramaturgie de l'instant photographié prend ici toute sa signification.

Photo © Julien Dumas

Également, une intéressante intallation, "Stanze", de l'italienne Maria-Letizia Piantoni qui utilise à merveille tous les recoins de la petite pièce qu'elle a investie. Son "papier peint" collé à même les murs, et comme incrusté d'une vidéo, conte l'inventaire spatial d'un immeuble en démolition. Chaque pièce a été photographiée, frontalement, regardant de l'intérieur vers l'extérieur. Comme le portrait en creux d'un lieu aujourd'hui disparu.

Photo © Maria-Letizia Piantoni

Non loin l'une de l'autre, vous pourrez retrouver deux photographes, Virginie Plauchut (vue au dernier festival Circulation(s) et Cath. An. qui ont en commun d'exposer ici des images tirées de leurs livres respectifs (en vente à la galerie), avec chacune un parcours aux allures semblables de retour aux sources. Et même si les lieux sont à l'opposé l'un de l'autre - le Sénégal pour "Echo" de Virginie Plauchut ; une petite ville française pour "Lointain(e)" de Cath. An. - la narration, en forme de quête mélancolique et poétique de ce qui n'est plus, semble les rapprocher.

Photo © Virginie Plauchut

Photo © Cath. An.

Une autre série pleine de douceur et finalement assez mystérieuse est celle d'Olivier Seignette. Les images de son "Couvent" font appel subrepticement à des souvenirs lointains, évocant un temps suspendu de la vie, un temps où sérénité et insouciance pouvaient encore avoir cours.

Photo © Olivier Seignette

Les très beaux polaroids agrandis de l'italien Andrea Tonelloto voyagent, eux, aux frontières de l'abstraction. Les images de "Piscina comunale" sont ici comme des toiles où formes, lignes et couleurs s'associent dans une chaleur toute méridionnale.

Photo © Andrea Tonelloto

A voir également, le travail très graphique d'Erick Derac qui mélange diverses couches photographiques et triture allègrement gélatines et surfaces sensibles dans une réjouissante explosion de couleurs.

Photo © Erick Derac

Et puis encore, les étonnants immeubles-façades de Xavier Delory, le désert de Philippe Bernard, les moments suspendus d'Estella Alliaud, les mises en scène de Pierre Baëllen, les étranges black out d'Oliver Roma, les fictions de Margaret Dearing et les représentations graphiques de François Kenesi.

Photo © François Kenesi

Espace(s) est une exposition d'une grande force, certainement l'une des meilleures de La(b) Galerie Artyfact car elle ancre défintivement sa présence dans le cercle très convoité des lieux avec lesquels il faut compter. Une exposition qui est sans conteste, par la qualité de ses artistes et des œuvres exposées, celle de la maturité.


• The place we live

Robert Adams. Voilà un photographe américain plus connu en France pour ses livres en noir et blanc (une quarantaine à ce jour !) que pour ses expositions. Photographe documentaire par excellence1, Adams se veut un observateur neutre et un témoin privilégié de l'évolution du paysage américain.

Réaménagement d’une ancienne exploitation d’agrumes, Highland, Californie, 1983 - Photo © Robert Adams

Au Jeu de Paume, les 250 tirages exposées peuvent, j'en conviens, faire éprouver une forme de lassitude, ne serait-ce que parce que ses images, bien loin de tout ce que l'on peut voir aujourd'hui, ne sont ni en couleurs, ni dans un noir et blanc dense et contraste. De prime abord peu accrocheuses, tirées dans une palette de gris et dans de petits formats, celles-ci expriment en fait un étonnant mélange d'objectivité neutre et d'humaine désespérance.

Tract house and outdoor theater. Colorado Springs, Colorado, 1969
Photo © Robert Adams

Objectivité neutre car Adams nous présente ses paysages comme il les voit, comme il les croise, sans artifice ni manipulation picturale, sans dramaturgie ni cadrage surfait. En toute simplicité.

Pikes Peak, Colorado Springs, Colorado 1969
Photo © Robert Adams

Désespérance car, jeune universitaire, celui-ci a compris que ces paysages ne resteraient pas tels qu'il les a connus, tels qu'il les a vécus, mais qu'ils seraient bouleversés de manière irrémédiable par la main de ses compatriotes : « Comme beaucoup de photographes, j'ai commencé à prendre des photos par envie d’immortaliser des motifs d’espoir : le mystère et la beauté ineffables du monde. Mais, chemin faisant, mon objectif a aussi enregistré des motifs de désespoir et je me suis finalement dit qu’eux aussi devaient avoir leur place dans mes images si je voulais que celles-ci soient sincères, et donc utiles. »

Turning back, 1999 - Photo © Robert Adams

Adams est l'archétype de l'artiste qui ne sait (ne peut ?) se battre qu'avec son travail. Et si ses images paraissent si douces et si pleines d'humilité, c'est peut-être parce que l'homme qui est derrière celles-ci se considère avant tout comme un modeste citoyen dont le devoir est juste d'alerter ses compatriotes de la cupidité destructrice de certains. Tout simplement.

Cape Blanco State Park, Oregon, 1999–2003
Photo © Robert Adams


• Veramente

Deux continents, deux photographes de la même génération, deux problématiques finalement très similaires. Robert Adams, photographe américain de 76 ans est l'exact contemporain de Guido Guidi, photographe italien de 73 ans. Et tous deux ont un point commun, une ambition, documenter le paysage et ses transformations.

Cesana, Italy, 1971 – Photo © Guido Guidi

Alors qu'Adams a toujours utilisé le noir et blanc, Guido Guidi décide dès les années 70 de passer à la couleur. Passioné par la périphérie des villes (aujourd'hui on dirait "la marge" !) il va tout d'abord travailler autour de chez lui, en Emilie Romagne, à Ravenne ou à Rimini.

Via Montaletto, San Giorgio di Cesena, 1986 - Photo Guido Guidi

Certains diront que ses images sont banales, voire quelqconques mais lorsqu'on découvre ses photos pour la première fois, comme ici à la Fondation Henri-Cartier-Bresson, on se rend compte à quel point le travail séquentiel est important pour lui.

Atri, Italie, 2003 - Photo Guido Guidi

Avant de détailler chacun des clichés, prenez absolument le temps de regarder, de loin, l'alignement des images, la résonnance de la couleur y est extrèmement sensible comme les correspndances entre les formes et les thèmes. Une merveille.

Via Galileo Ferraris, Porto Marghera, 1989
Photo © Guido Guidi

Un photographe qu'on ne pourra d'ailleurs pas s'empêcher de rapprocher d'un autre italien célébrissime et de la même génération, Luigi Ghirri. Grand coloriste dont je vous ai déjà parlé ICI.

Via Romea, Km 63.100, Taglio di Po, 1993 – Photo © Guido Guidi

A noter que le livre est édité chez la toujours parfaite maison d'édition Mack :

VERAMENTE de Guido Guidi (2014)
(Editeur : Mack)


• Louise Narbo

Et enfin, vous n'avez plus qu'une petite semaine pour vous rendre à la Galerie Satellite dans le 11ème arrondissement de Paris, afin de découvrir les nouvelles images de Louise Narbo.

Les voyages de la nuit - Photo © Louise Narbo

Déjà connue pour sa très belle série noir et blanc intitulée "Les voyages de la nuit" (exposée en novembre dernier à La(b) Galerie Artyfact), la photographe présente aussi à Satellite deux séries en couleur tout en légèreté énigmatique, "Corps et feuillets" et "Pas tous vierges".

Mémoire de papier - Photo © Louise Narbo

Mais ce sont pour moi ses séries en noir et blanc qui ont de très loin ma préférence. Que ce soit pour leur sensibilité évocatrice d'une mémoire disparue ou leur très belle texture mêlée de transparences et d'écrits. A voir absolument, si vous les avez ratées en novembre.

Corps et feuillets - Photo © Louise Narbo


Demain : suite et fin de mes coups de cœur avec 2 expos, 1 livre et 1 film …


ESPACE(S)
La(b) Galerie Artyfact - 9, rue Forest - Paris 18e
Du 7 mars au 28 juin 2014
Du mercredi au samedi de 12h00 à 19h00
Métro : Place de Clichy

ROBERT ADAMS, L'ENDROIT OÙ NOUS VIVONS
Jeu de Paume - 1 place de la Concorde - 75008 Paris
Du 11 février au 18 mai 2014
Du mardi au dimanche de 11h00 à 19h00
Métro : Concorde

GUIDO GUIDI : VERAMENTE
Fondation Henri Cartier-Bresson - 2, impasse Lebouis - 75014 Paris
Du 16 janvier au 2 avril 2014
Du mardi au dimanche de 13h00 à 18h30
Métro : Gaité

LOUISE NARBO
Galerie Satellite - 7, rue François de Neufchâteau – 75011 Paris
Du 27 février au 5 avril 2014
Du mardi au samedi de 13h 30 à 19h
Métro : Voltaire


1. Il faisait partie des New Topographics en 1975, aux côtés des autres américains Lewis Baltz, Stephen Shore ou Franck Gohlke